Le terme SPAM provient d'un sketch comique des Monty Python dans lequel le même mot, désignant un jambon en boîte de basse qualité, envahit la conversation. SPAM est la contraction de SPiced hAM (jambon épicé) et une marque créée et déposée par Hormel Foods en 1937. Dans ce sketch, une publicité radiophonique pour SPAM répète inlassablement le nom de la marque à en devenir odieux.De nos jours, les messageries électroniques ont remplacé la radio dans la réception de ce genre de message indésirable, mais le terme lui est resté. Ils peuvent cependant prendre de multiples formes pour tromper notre vigilance.
Le temps du message simple, en texte clair, nous vantant les mérites de tel ou tel produit, parfois même interdit à la vete en France, est bel et bien fini. Les filtres anti-spam a détection par mot-clé leur ont réglé leur compte.
Nous nous sommes donc habitués aux messages quasi illisibles mais tout aussi envahissants. En effet, qui n'a pas reçu au moins une fois une publicité pour des substances pharmaceutiques à tendance libidineuse, dont le nom était pontué de caractères spéciaux (Via*g!ra et autres) ne nous empêchant pas de le comprendre mais modifiant son orthographe et échappant ainsi à la détection par mot-clé ? Les filtres par adresses ou noms de domaine sont alors apparus. Tous les messages en provenance de pub.com ou de l'IP 62.23.25.24 sont bannies de la messagerie.
La contre-attaque a été brutale : les textes se sont transformés en images et ont été envoyés via des réseaux d'hébergement dynamique qui changent à chaque envoi. La reconnaissance des expéditeurs étant ainsi rendue impossible et les mot-clés ne pouvant plus étre détectés, il fallait trouver une parade originale. Des algorythmes très compliqués de reconnaissance visuelle ont alors été mis en place, ainsi que des listes actualisés des domaines et sous-domaines black-listés car connus pour envoyer du SPAM.
La solution ultime ? Que néni ! Le SPAM nous parvient maintenant sous forme de pièce jointe, le plus souvent au format PDF. Les moteurs anti-spam ne peuvent pas analyser le contenu de ces documents. Nous voilà revenus à la case départ ? Heureusement non. Certaines des procédures mises en place fonctionnent encore comme les listes de domaines connus pour envoyer des pourriels. Mais la solution ultime à ce fléau reste à trouver.
PABL
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